Après l’établissement de l’Ordre de Bellator, les autorités ont vite compris que ces guerriers d’élite n’étaient pas assez nombreux pour à la fois combattre le mal et faire régner la paix. C’est pourquoi une guilde de mercenaires fut autorisée à s’implanter dans la Capitale et à recruter ouvertement. Les dirigeants de Stradamectie s’étaient assurés de la loyauté de la guilde en offrant deux postes de conseillers aux plus grands généraux éperions.
C’est dans cet esprit que la guilde fut fondée sur modèle militaire régi par un code d’honneur très strict. Un code simple, mais qui fit de ces mercenaires les soldats de fortune les plus prisés.I. L’unique mission de la guilde est de mener à bien ses contrats par tous les moyens possibles.II. Stradamectie mérite une loyauté sans faille.III. Un membre qui déroge à sa mission ou qui entrave les activités de la guilde est ipso facto condamné à mort pour trahison.IV. La guilde doit tout mettre en œuvre pour exécuter la sentence d’un traitre.
Les contrats s’enchaînèrent à un rythme fou emplissant les coffres d’indénombrables richesses. Une fortune qui permit d’équiper les membres d’armes et d’armures parmi les plus solides et les plus efficaces. Grâce à leur réputation grandissante, ils purent recruter la crème des guerriers et prirent le temps de leur faire subir un entraînement si poussé qu’ils firent d’eux des mercenaires encore plus prisés.
Ici, vous découvrirez les tomes de la trilogie Histoires de Stradamectie : en recherche d’un éditeur, en révision, en rédaction ou en germination.
jeudi 20 octobre 2011
Chapitre 6 : prime et honneur
Ce chapitre fortement explicatif relate l'implantation d'une guilde de mercenaire en tant que force de l'ordre. C'est probablement le passage du livre le moins narratif même après réécriture, mais comme les trois tomes s'appuient sur cette description, c'est un « mal » nécessaire.
mardi 18 octobre 2011
Chapitre 5 : ce à quoi mène la dévotion
Même dans les jours les plus sombres, une lumière peut surgir et redonner l'espoir.
Si les dieux de la lumière conféraient de grandes capacités aux hommes vertueux, ils en donnaient d’immenses à ceux qui avaient foi en la lumière et qui suivaient la voie de Bellator Sanctus. Selon ces préceptes, un ordre voué à la protection de la vie et de la justice fut ainsi créé.L’Ordre de Bellator fonctionnait selon une hiérarchie militaire où les quatre rangs témoignaient de la ferveur religieuse et de l’implication des membres.
Les aspirants, après avoir prouvé leur foi et leur vertu, devaient fabriquer leur cotte de mailles et leur armure de plaques qui les suivraient toute leur vie. Leur cuirasse était bénie lors de la cérémonie d’acceptation au sein de l’Ordre où en échange de leur dévotion, les hommes jouissaient d’une très grande longévité et une force exceptionnelle en plus du titre de garde de Bellator. La réputation de ces croisés avait grandi très vite au point où la population prétendait que de croiser le fer avec ces hommes était une suicidaire preuve de folie.
lundi 17 octobre 2011
Chapitre 4 : manipulatrice manipulée
On découvre l'origine de la sorcière qui transforma Zratch et quel sombre dessein se cachait derrière cet écran de sang et de souffrances.
Maintenant que Zratch était mort, elle se rappelait sa vie menée vers cette fatalité. Le jour de sa naissance, la Lune était écarlate et le Soleil ne s’était pas levé. Pour ajouter au mauvais présage de sa venue au monde, aucun autre être n’avait survécu à un accouchement ce jour-là. Sans aucun remords, son père et sa mère la donnèrent à un groupe de puissants sorciers pour qu’ils puissent pratiquer une étrange cérémonie occulte sur elle. Toute sa jeunesse, on lui enseigna la magie noire et l’art du combat pour lui révéler, à l’âge de dix-huit ans, l’origine de son véritable père : un puissant démon au service direct de l’Empereur envoyé pour engrosser une disciple des ténèbres et ainsi créer une arme. Une arme qui devait éliminer des champions de la lumière, ce que Siluna faisait avec un talent exceptionnel.
samedi 15 octobre 2011
Chapitre 3 : bienvenue en enfer!
Le Chaos était la dimension infernale où les âmes des guerriers, ayant commis des actes illégitimes sans avoir obtenu l’absolution, se retrouvaient à jamais enrôlées dans son armée. Ainsi, les hordes chaotiques devenaient de plus en plus grandes et puissantes : des légions de tueurs sanguinaires et de créatures plus ignobles, affreuses et terrifiantes les unes que les autres répondant à leur seul véritable maître, l’Empereur servi par les cinq engeances les plus immondes que l’enfer ait pu porter.
[...]
Ce qui étonnait le plus, c’est que malgré les ressources du Chaos, avant la chute de Zratch, repousser les hordes chaotiques fut toujours possible et les pertes en hommes étaient très faibles pour les armées entraînées. Cependant, une fois que les raids furent sous le commandement de l’antipaladin Zratch, les luttes contre le Chaos devinrent des batailles, puis des guerres et, au final, de cuisantes défaites.
En quelques décennies, plusieurs pays furent dévastés pour devenir déserts de cendres, des terres chaotiques, ces passages si convoités pour répondre au dessein de l’Empereur. Seuls les pays puissants comme Stradamectie pouvaient encore empêcher les terribles légions du Chaos de faire des ravages irréversibles à l’intérieur de leurs frontières.
vendredi 14 octobre 2011
Chapitre 2 : de héros à félon
Zratch ordonna le début de la joute. Ceux qui refusèrent de lever l’épée contre leurs congénères tombèrent sous les coups de ceux qui avaient moins de scrupules. L’imposant paladin s’extasiait de ce combat : tout ce sang, coulant en milliers de petites rivières sur le torse de ces combattants d’infortune, l’amusait. Ces paysans sans aucun entraînement au combat peinaient à porter des coups mortels. La joute finit au bout de vingt minutes où il ne resta que trois survivants. Zratch leur fit signe de s’approcher.— Réjouissez-vous, leur murmura-t-il. Vous avez survécu pour me servir jusqu’à ce que vous poussiez votre dernier souffle.Une jolie brunette au regard sombre et au sourire narquois avança. Elle commença à réciter une formule d’un dialecte proscrit, ses paroles résonnaient tel le tonnerre dans toute la place du village, chacun de ses mots emplissait la tête des trois seuls villageois encore en vie. Lorsqu’elle se tut, les trois hommes dirent à l’unisson :— Zratch, notre seigneur et maître, nous te servirons jusque dans le mort!Zratch et l’inquiétante femme s’éloignèrent vers leur monture; le bras du paladin enlaçait la taille de la sorcière guerrière de façon à plaquer son corps contre le sien.
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