Maintenant que Zratch était mort, elle se rappelait sa vie menée vers cette fatalité. Le jour de sa naissance, la Lune était écarlate et le Soleil ne s’était pas levé. Pour ajouter au mauvais présage de sa venue au monde, aucun autre être n’avait survécu à un accouchement ce jour-là. Sans aucun remords, son père et sa mère la donnèrent à un groupe de puissants sorciers pour qu’ils puissent pratiquer une étrange cérémonie occulte sur elle. Toute sa jeunesse, on lui enseigna la magie noire et l’art du combat pour lui révéler, à l’âge de dix-huit ans, l’origine de son véritable père : un puissant démon au service direct de l’Empereur envoyé pour engrosser une disciple des ténèbres et ainsi créer une arme. Une arme qui devait éliminer des champions de la lumière, ce que Siluna faisait avec un talent exceptionnel.
Ici, vous découvrirez les tomes de la trilogie Histoires de Stradamectie : en recherche d’un éditeur, en révision, en rédaction ou en germination.
lundi 17 octobre 2011
Chapitre 4 : manipulatrice manipulée
On découvre l'origine de la sorcière qui transforma Zratch et quel sombre dessein se cachait derrière cet écran de sang et de souffrances.
samedi 15 octobre 2011
Chapitre 3 : bienvenue en enfer!
Le Chaos était la dimension infernale où les âmes des guerriers, ayant commis des actes illégitimes sans avoir obtenu l’absolution, se retrouvaient à jamais enrôlées dans son armée. Ainsi, les hordes chaotiques devenaient de plus en plus grandes et puissantes : des légions de tueurs sanguinaires et de créatures plus ignobles, affreuses et terrifiantes les unes que les autres répondant à leur seul véritable maître, l’Empereur servi par les cinq engeances les plus immondes que l’enfer ait pu porter.
[...]
Ce qui étonnait le plus, c’est que malgré les ressources du Chaos, avant la chute de Zratch, repousser les hordes chaotiques fut toujours possible et les pertes en hommes étaient très faibles pour les armées entraînées. Cependant, une fois que les raids furent sous le commandement de l’antipaladin Zratch, les luttes contre le Chaos devinrent des batailles, puis des guerres et, au final, de cuisantes défaites.
En quelques décennies, plusieurs pays furent dévastés pour devenir déserts de cendres, des terres chaotiques, ces passages si convoités pour répondre au dessein de l’Empereur. Seuls les pays puissants comme Stradamectie pouvaient encore empêcher les terribles légions du Chaos de faire des ravages irréversibles à l’intérieur de leurs frontières.
vendredi 14 octobre 2011
Chapitre 2 : de héros à félon
Zratch ordonna le début de la joute. Ceux qui refusèrent de lever l’épée contre leurs congénères tombèrent sous les coups de ceux qui avaient moins de scrupules. L’imposant paladin s’extasiait de ce combat : tout ce sang, coulant en milliers de petites rivières sur le torse de ces combattants d’infortune, l’amusait. Ces paysans sans aucun entraînement au combat peinaient à porter des coups mortels. La joute finit au bout de vingt minutes où il ne resta que trois survivants. Zratch leur fit signe de s’approcher.— Réjouissez-vous, leur murmura-t-il. Vous avez survécu pour me servir jusqu’à ce que vous poussiez votre dernier souffle.Une jolie brunette au regard sombre et au sourire narquois avança. Elle commença à réciter une formule d’un dialecte proscrit, ses paroles résonnaient tel le tonnerre dans toute la place du village, chacun de ses mots emplissait la tête des trois seuls villageois encore en vie. Lorsqu’elle se tut, les trois hommes dirent à l’unisson :— Zratch, notre seigneur et maître, nous te servirons jusque dans le mort!Zratch et l’inquiétante femme s’éloignèrent vers leur monture; le bras du paladin enlaçait la taille de la sorcière guerrière de façon à plaquer son corps contre le sien.
mardi 11 octobre 2011
Un an plus tard... chapitre 1
Voilà plus d’un an que je m’étais promis de faire découvrir mon premier livre. Au début de l’été 2010, je voulais réviser mon tapuscrit à l’aide des connaissances acquises depuis la fin de la dernière correction. Si ça n’a pas été fait, c’est que j’ai dû investir mon temps différemment.
Cette année, alors que le temps ou mon intérêt est favorable à mon projet de révision, je m’y attelle pour constater que mon style a évolué qu’un peu, mais assez pour m’inviter à une écriture.
Je vous offre donc le premier passage du premier chapitre de la version 2.0. J’espère que ça vous plaira.
La patrouille passa sans le voir. Celui qui fermait la marche fut décapité sans bruit. C’est le choc du corps touchant le sol qui alerta les cinq gardes restants. Dégainant leur épée, ils donnèrent l’alarme. Les cris couvraient presque le tintement des épées qui s’entrechoquaient. L’étroitesse du couloir où se livrait le combat désavantageait les gardes qui pouvaient à peine être deux, côtes à côtes, pour combattre. Zratch eut tôt fait de tailler quatre de ses adversaires en pièces. Le dernier garde se battait avec la force du désespoir. Aveuglé par la peur, ses mouvements étaient d’une extrême maladresse à travers le sang et les morceaux de corps de ses frères d’armes gisant sur le sol. Un puissant coup de poing ganté en pleine tête mit fin au combat.
Quelques gifles au visage firent reprendre connaissance au garde. Au moment où il voulut crier, le paladin lui colla la main sur sa bouche.— Tu vas me dire où se trouvent les quartiers du baron Mortar, ordonna Zratch d’une voix profonde qui soutenait la menace implicite de la demande.— Jamais, minable chevalier, marmonna le garde grâce au peu d’espace que lui laissait Zratch pour respirer.— Ne crois pas que je manque de moyens pour te faire parler, lui dit placidement Zratch en lui montrant son poing qui, même à travers son gantelet, dégageait une faible lueur rouge.— D’accord, je vais te le dire. Ses appartements se trouvent au troisième étage du grand donjon en passant par les catacombes,Tu me confonds vraiment avec un stupide assassin. Je t’apprendrais alors que les paladins savent discerner les demi-vérités du mensonge.Le guerrier le brûla avec sa main rougeoyante étouffant de l’autre les cris de douleur.— D’accord, d’accord, je vais te le dire, gémit le garde d’une plainte à peine audible. Il se trouve au dernier étage, près du perchoir des dragons. Tiens, prend ça, ajouta-t-il en tendant un médaillon. Cette babiole va te créer le passage vers les escaliers.
Pour le remercier, le paladin l’assomma d’un coup de poing lui faisant grâce de la vie. Zratch partit à la recherche du baron. Il avait à peine tourné le coin du couloir magique qu’un puissant rugissement se fit entendre. C’était une petite wiverne noire, bien que moins grande qu’un dragon, elle faisait tout de même trois fois la taille du paladin. Elle marcha vers lui. Un terrifiant et funeste combat s’annonçait.
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